Bien qu'aujourd'hui encore en cryostase,le webzinegrrrndzero est toujours là. Il reprend des forces et pourra bientôt battre la campagne comme un fier animal béat courant après ses nouvelles passions éphémères.
La sectionimagerierassemble principalement les vidéos de concert de concerts passés. Le plan est de développer un peu cette zone. Qui sait la webdoc-fiction-témoignage-interactif-big-data sur la vie quotidienne de Grrrnd Zero « Tout pour La Cause rien pour les Autres - saison 1 : Crust beer et lingerie fine » sortira peut-être un jour. Et pourquoi pas un live stream de nos sessions cuisine ou du chantier ?
On va essayer de rassembler des liens à la cool dans cette section là aussi. Des sites qu'on aime bien, des projets qu'on jalouse, des trucs à lire à notre place, des images rigolades, ce genre de choses là.
Lesarchives chaossont les archives de TOUT le site depuis les début de gz, par ordre de publication. Quelques trucs se sont peut-être perdus entre les différentes version du web, mais sinon on archive méthodiquement et tu peux tout explorer.
Il aurait dû passer à Grnd Zero lors de sa récente tournée européenne, ça ne s'est pas fait et je ne m'en remets pas. Barr, c'est le projet musical de Brendan Fowler (qui édite notamment la revue d'art Anp Quarterly, avec Ed Templeton).Une sorte de hip hop indie nourri à pavement plutôt qu'à public enemy, porté par des textes qui ont oublié d'être idiots ou ennuyeux. Si le premier album était inégal et décousu, Summary (dispo depuis février) est maîtrisé et cohérent. C'est même un peu frustrant d'isoler deux morceaux à télécharger, tant il semble conçu pour être écouté d'un bloc.
Youpi, après 4 ans d'absence discographique, les melt banana sont de retour ! On reconnaît aisément le groupe tokyoïte : 18 morceaux, 34 minutes, deux hommes, deux femmes, une guitare frénétique, un chant aigu, de la vitesse, des ruptures violentes et du bruit.
Ils se sont cependant injectés des doses massives de joie pure, une demi douzaine de tubes ultra-mélodiques à écouter en dansant sur une plage avec un clone d'avril lavigne parsèment le disque. Peut être suis je aveuglé par l'éclat futile de la nouveauté, mais je crois bien qu'il s'agit de mon album favori de Melt banana, l'équilibre céleste entre punk sous crack et pop hystérique.
Doueh (prononcer douwai) habite l'ouest saharien. Il s'est fixé trois missions : écouter Jimi Hendrix, devenir un virtuose iconoclaste de la guitare, et tordre comme un dément le répertoire traditionnel saharawi. Sa femme et un ami l'accompagnent, chantent et tapent dans divers objets.
Doueh le radical du Sahara a fermement décliné plusieurs offres de majors, pour finalement n' accepter qu'un pressage vynile limité à 1000 exemplaires, édité par le très pointu label Sublime Frequencies. C'est enregistré à la maison, c'est donc un peu crade (surtout les deux premiers morceaux), mais ce mélange de pop et de musique mauritanienne sonne comme RIEN D'AUTRE sur terre.
Dan Deacon est un fervent promoteur de la débilité extatique. Il répand sa foi activement (environ 150 concerts/performances par an) avec un casio, un vocoder, divers bidules électroniques, et surtout son corps, avec lequel il chante, saute partout, éxécute des mouvements erratiques qu'on est bien obligés de rapprocher du concept de danse, le tout de préférence au mileu du public :
On devine aisément qu'il apprécie Devo, Raymond Scott et les jeux vidéo 8 bits. Il est par contre plus difficile de croire que ce demi-abruti a passé une maitrise de composition électro-accoustique (et pourtant si). Il a déjà une demi douzaine de disques à son actif, tous dévoués à la cause pop punk électronique mongoloïde. Le tout dernier, Spiderman of the rings, est sorti mi-2007 sur Carpak records.
Après un concert de François Virot à Berlin, quelqu'un est venu lui dire “hey, ce que tu fais, ça ressemble pas mal à Rusty Santos”. Renseignements pris, monsieur Santos vient de New York, a enregistré Feels et pas mal de monde (gang gang dance, ariel pink, yamataka eye), joué sur Sung Tongs, fait un groupe avec Panda Bear, et sorti trois albums plus ou moins solo. Trois disques de pop hippie bordélique qui évoquent immédiatement la période accoustique... d'Animal Collective, sans tomber dans le sous-plagiat. Un être humain recommandable, donc, bien qu'on ait toujours pas vraiment saisi la parenté avec François.
Merci, Sufjan le petit chrétien, d'avoir écris ce titre. Et en solo au banjo, sans les quatre vingt couches de violons boursouflés de la version album, il est encore mieux.
François a bientôt fini d'enregristrer son premier album ! Yeah ! Ca devrait sortir en septembre prochain sur Clapping Music, également label de Ramona Cordova. Bien entendu, François n'est pas content du résultat, et bien entendu c'est très bon. L'équivalent crust de Justin Timberlake (50% des filles et 80 % des gays rêvent de s'unir bibliquement à lui) s'apprête à envahir le coeur de vos copines avec “sa folk lunaire quelque part entre les beach boys, pixies, animal collective et daniel johnston” (je fais comme chronicart, qui recopie mot pour mot le dossier de presse dans un petit article consacré à François). Ca commence déjà à bien s'exciter autour de lui : un morceau sur la compil des inrockuptibles (la honte), un concert à emporter sur le site de la blogothèque (un des meilleurs de la série, allez vérifier ça sur leur site), plus de 20 000 visites sur son myspace machin... L'album n'est toujours pas mixé, je n'ai donc pas pu lui dérober un morceau pour le site, mais en attendant, voilà le très beau Say Fiesta, enregistré à la maison, ainsi qu'une reprise des Cure et de... Jay-Z (il essaie de le cacher, mais il est très doué pour les reprises).
Qu'est ce qui relie Brian Chippendale (le batteur de Lightning bolt), Antony (sans les johnsons, mais avec sa voix en provenance directe du cosmos), Konono (les congolais potes de the ex, qui jouent comme des punks du piano à pouce et du likembé électrifié), Chris Corsano et Timbaland ? Qu'est ce qui peut bien rassembler une telle horde de superhéros ? Ils participent tous... au prochain Bjork, disponible au printemps prochain. C'est fou tout ce qu'on peut faire quand on a suffisamment d'argent... On va donc être forcés de l'écouter. Peut être même que ça me réconciliera avec sa voix, devenue au fil du temps presque insoutenable à force de gémissements maniérés.
ps : on a fini par l'écouter. 90 % du disque est insipide. Konono et Chippendale assurent le minimum syndical.
Son premier album sort le 20 février sur Kill Rock Stars, mais c'est d'ores et déjà, pour moi, la gagnante de la punk academy 2007. Elle s'appelle Marnie Stern, elle a un look de déléguée de la classe, c'est une guitar hero, et zach hill le très haut produit le disque, en plus de l'accompagner à la batterie.
In advance of the broken arm, c'est la rencontre entre la famille hella/orthltrem/lightning bolt/fucking champs (bruit technique et furieux, tendance héroïco-métalleux), bikini kill (on reste dans le punk de fille énervée), joe satriani (oui, guitar hero style), les teletubbies (une bonne dose de débilité joviale dans les mélodies), et candy du pays de candy (elle a des couettes, enfin non, mais presque). Quelques heures après l'avoir découverte, je lui écrivais une longue lettre séductrice l'invitant à venir jouer à Lyon. Elle tournera problablement en europe l'année prochaine, zach hill l'accompagnera peut être, et elle “will definitely definitely definitely play at Grrrnd Zero”. Youpi.